libération afrique
Solidarité internationale et luttes sociales en Afrique subsaharienne
 

Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
 
Enregistrer au format PDF   afficher une version imprimable de cet article



Abonnez-vous à la
lettre d'information
de Libération Afrique




Derniers articles :

Droits humains bafoués après les élections - Human Rights Watch - 23 novembre 2010
Il faut mettre fin à la violence et à la répression politiques - Human Rights Watch - 3 juin 2009
Préparons des élections libres et transparentes pour 2010 - EurAC - Réseau Européen pour l’Afrique centrale - 26 février 2009
Preparing for free and fair elections in 2010 - EurAC - Réseau Européen pour l’Afrique centrale - 26 February 2009
Les détentions d’opposants politiques portent atteinte aux droits humains - Human Rights Watch - 5 novembre 2008
Le gouvernement doit relâcher les civils détenus sans charges - Human Rights Watch - 30 mai 2008
Le gouvernement doit mettre fin aux exactions de la police - Human Rights Watch - 30 avril 2008
Dégradation continuelle de la situation des droits de l’Homme - 18 février 2008
Déclaration des organisations de la Société Civile sur le préavis de grève - 5 novembre 2007
Aucune protection contre le viol en temps de guerre comme en temps de paix - Amnesty International - 9 octobre 2007
Traduire en justice les individus soupçonnés du massacre de Muyinga - Human Rights Watch - 27 septembre 2007
Un bilan macabre de la crise alimentaire alarmante au Burundi - Iteka - Ligue burundaise des Droits de l’Homme - 27 février 2007


Voir également :


Travail - Emploi - Syndicalisme : Afrique : insécurité, troubles politiques et conflits armés à l’origine de violations des droits syndicaux
Travail - Emploi - Syndicalisme : Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations
Afrique Centrale : Appel des femmes pour la paix
Afrique Centrale : La présidence allemande de l’UE peut faire la différence
Afrique Centrale : Déclaration sur les défenseurs des Droits de l’Homme de la région des Grands Lacs
République démocratique du Congo : Five million people face daily terror in Northern Uganda, DRC, Burundi: UN must act


Site(s) web :

Ligue Iteka :
Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques - OLUCOME :
Journaliste En Danger - Afrique Centrale :


Dernier(s) document(s) :

Des portes qui se ferment ? Réduction de l’espace démocratique au Burundi - Un rapport d’Human Rights Watch - 23 novembre 2010 (PDF - 699.4 ko)
La quête du pouvoir : Violences et répression politiques au Burundi - Rapport d’Human Rights Watch - 3 juin 2009 (PDF - 665.8 ko)
Les violences contre les femmes au Burundi - Un rapport alternatif de l’ACAT Burundi et de l’OMCT - 1er février 2008 (PDF - 384.5 ko)
La privatisation de la filière café au Burundi - Une étude d’Arnaud Zacharie et Véronique Rigot, CNCD - 19 juillet 2007 (PDF - 250.2 ko)
Les civils dans la guerre au Burundi : victimes au quotidien - Un rapport d’Human Rights Watch - décembre 2003 (PDF - 419.1 ko)
Rapport sur la situation des droits de l’homme - Contribution de cinq associations burundaises au Rapport intérimaire du Rapporteur spécial devant la session de la troisième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies - janvier 2001 (PDF - 235.8 ko)

Déclaration des organisations de la société civile burundaise sur la hausse des prix de l’eau et de l’électricité

13 juillet 2011


Depuis le mois de juin 2011, le Gouvernement avait décidé d’augmenter les prix de l’eau et électricité. C’est une décision qui venait empirer la situation socioéconomique des citoyens déjà alarmante. Les organisations de la société civile ont proposé au gouvernement de sursoir à cette mesure et envisager d’autres voies de sortie afin de trouver les remèdes aux problèmes de la REGIDESO sans pour autant aggraver la misère dans laquelle se trouvent les consommateurs. Fort heureusement, le Gouvernement a momentanément suspendu la mesure.

En date du 11 juillet 2011, le 2éme Vice Président de la République a fait une initiative louable en réunissant les intervenants pour des échanges en rapport avec la hausse des prix de l’eau et de l’électricité.

Les Organisations signataires de la présente déclaration, ont constaté que tous les participants sont d’accord sur l’existence du problème énergétique au Burundi, et que la REGIDESO, entant que la seule entreprise fournissant l’eau et l’électricité, doit avoir une capacité financière forte d’investir pour moderniser et étendre ses réseaux d’installation en vue de faire face à la demande grandissante et surtout de renforcer notre indépendance dans la "production d’énergiè. Le seul point de divergence entre le Gouvernement et les participants est la manière de procéder.

A cet effet, les Organisations signataires,

- 1. S’inquiètent de la précipitation dans laquelle le Gouvernement veut faire appliquer la mesure d’augmenter les prix de l’eau et électricité ;

- 2. S’inquiètent de la situation organisationnelle et financière de la REGIDESO du fait qu’elle vient de passer plus de 20ans sans avoir investi pour tenter d’augmenter sa productivité afin de permettre au moins à 10% de la population d’avoir accès à l’eau et à l’électricité ;

- 3. S’inquiètent de la situation de misère que vit la population et qui serait aggravée par cette hausse des prix de l’eau et électricité.

Pour ces raisons, les Organisations signataires de la présente déclaration, demandent à l’Etat :

1 de commanditer dans l’immédiat un audit financier et organisationnel de la REGIDESO.

Seul l’audit peut déterminer les problèmes réels de l’entreprise.

Les résultats de cet audit permettraient .au Gouvernement et aux Dirigeants de la REGIDESO :
- D’établir clairement et sur base des données fiables son plan d’investissement ;
- De mesurer l’ampleur des créances envers ses clients, et l’effet que leur recouvrement aurait sur la détermination de la margebénéficlatre répondant-au plan d’investissement qui serait établi ;
- De se rendre compte de l’existence ou non d’un personnel pléthorique, étant entendu que les frais de fonctionnement raflent 60% des revenus de l’entreprise, alors qu’en réalité ces frais ne devraient pas dépasser 25% !
- D’établir le coût réel de production, et voir dans quelle mesure pourrait-on le réduire, ce qui par conséquent peut avoir des répercussions positives sur la fixation des prix de l’eau et de l’électricité répondant à la marge bénéficiaire qui s’imposerait par rapport au plan d’investissement ;
- D’éclairer l’opinion publique qui, pourtant, se pose autant de questions comme : n’y aurait-il pas une fuite illégale d’argent que le Gouvernement voudrait bien combler ? le Gouvernement ne voudrait-il pas porter sur le dos des consommateurs le coût lié à la mauvaise gouvernance ?

2) D’organiser un atelier de réflexion et d’échange où tous les intervenants sont invités, sur les résultats d’audit

3) De déterminer sur base des résultats de l’audit la contribution de la REGIDESO, des clients et celle du Gouvernement dans la restructuration di ! la REGIDESO.

Pour terminer, les organisations signataires de la présente déclaration n’accepteront jamais toute hausse des prix de l’eau et d’électricité qui ne tiendrait pas compte des résultats d’un audit financier et organisationnel transparent de la REGIDESO.




Organisation signataires :
- PARCEM
- ABUCO
- OLUCOME
- OAG
- COSYBU



Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
Libération Afrique c/o Cedetim - 21ter, rue Voltaire - 75 011 Paris - France- Tél : +33 (0) 1 43 71 62 12 -
Ce site est réalisé avec PHP, MySQL et SPIP, logiciels libres sous licence GNU/GPL