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Climate of fear stopping return of displaced people - Amnesty International - 29 July 2011
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L’urgence de stopper l’escalade vers la guerre civile - FIDH - 9 mars 2011
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Rapport final sur l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, 31 octobre 2010, 28 novembre 2010 - Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) - 24 février 2011
Sexual violence and other human rights abuses in Côte d’Ivoire must stop - Amnesty International - 22 February 2011
les violences sexuelles et les autres atteintes aux droits humains doivent cesser - Amnesty International - 22 février 2011


Voir également :


Mali : Déclaration sur les crises en Côte d’Ivoire, en Libye et ailleurs dans le monde
Burkina Faso : Message de la CCVC à l’occasion du meeting 19 mars 2011
Burkina Faso : La France doit cesser de soutenir un dictateur face à la révolte de son peuple !
Travail - Emploi - Syndicalisme : Afrique : insécurité, troubles politiques et conflits armés à l’origine de violations des droits syndicaux
Travail - Emploi - Syndicalisme : Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations
République centrafricaine : Les forces gouvernementales se livrent à des exactions avec le soutien des forces spéciales françaises
Multinationales - Pillage des ressources : Diamond trade still at risk from conflict diamonds
Françafrique : Fermer les bases militaires de la Françafrique !


Site(s) web :

Attac Côte d’Ivoire :
Mouvement Ivoirien des Droits Humains :
Coalition Ivoirienne "publiez ce que vous payez" :
Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) :


Dernier(s) document(s) :

« Nous voulons rentrer chez nous, mais nous ne pouvons pas ». Insécurité et personnes déplacées en Côte d’Ivoire : une crise persistante - Un rapport d’Amnesty international - 28 juillet 2011 (PDF - 701.1 ko)
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« La meilleure école » : la violence estudiantine, l’impunité et la crise en Côte d’Ivoire - Un rapport d’Human Rights Watch - 21 mai 2008 (PDF - 1.9 Mo)
Chocolat Chaud : Comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire - Un rapport de Global Witness - 8 juin 2007 (PDF - 2 Mo)
Côte d’Ivoire : le coût de l’impasse politique pour les droits humains - Un rapport d’Human Rights Watch - 21 décembre 2005 (PDF - 316 ko)
Il est temps de désarmer les esprits, les plumes et les micros - Un rapport de Reporters sans frontière - 16 septembre 2005 (PDF - 1.3 Mo)
Un pays au bord du gouffre - Un rapport d’Human Rights Watch sur la précarité des droits humains et de la protection civile en Côte d’Ivoire - 3 mai 2005 (PDF - 273 ko)

Carnage à Abobo sur fond de déclarations incendiaires

19 mars 2011
FIDH - http://www.fidh.org/


La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) condamne vivement l’intensification des violences et des exactions perpétrées contre les populations civiles en Côte d’Ivoire. Le 17 mars 2011, au moins six obus se sont abattus dans plusieurs quartiers d’Abobo, notamment sur le marché Siaka Koné du quartier Marley, causant la mort de près de 30 personnes et faisant près de 60 blessés. Depuis plusieurs jours, les populations civiles d’Abidjan sont la cible de tirs indiscriminés à l’aide de chars, de mortiers et de Kalachnikov, en particulier dans les quartiers de Yopougon, Adjamé et Abobo.

À cela s’ajoute la poursuite de nombreuses autres exactions à l’encontre des civils victimes notamment d’exécutions sommaires et de disparitions forcées. D’après les informations reçues par la FIDH, dans la seule journée d’hier, 4 personnes auraient en effet été tuées par un agent de police dans le quartier d’Adjamé, 3 autres auraient été enlevées à Yopougon par des éléments du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) et 7 autres, dont 3 étudiants, auraient été tuées dans le quartier de Cocody par des éléments du Groupement pour la paix (GPP), milice proche du camp de Laurent Gbagbo.

Ces actes de violence accompagnent les déclarations incendiaires et autres incitations à la haine et à la violence relayées dans certains médias. Le quotidien Le Temps, proche de Laurent Ggagbo a publié aujourd’hui l’interview d’un homme qui s’est présenté comme étant retraité des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire se faisant appeler « Commandant Fokker » et se disant être à la tête d’un « commando invisible patriotique ». Dans cette interview ce commandant a déclaré « nous avons bouclé nos recrutements et sommes prêts à porter le feu […] beaucoup de chefs rebelles ont installé leurs familles à Abidjan et nous avons commencé à les repérer famille par famille. Personne n’y échappera. […] Depuis hier, nous avons commencé à frapper. Nos ennemis reçoivent déjà nos visites à domicile, dans leurs bureaux ou même dans les rues ». Ayant imposé un ultimatum de 72h à l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour quitter le pays, ce commandant a poursuivi en déclarant « ceux-là, l’enfer a déjà commencé pour eux. Il y en a parmi eux qui ne retourneront plus jamais dans leur pays. Fonctionnaires onusiens civils ou militaires en Côte d’Ivoire nous les mettons dans le même panier. L’insécurité est déjà un acquis pour eux, partout nous les épions ».

« Nous exhortons une nouvelle fois les parties en conflit à respecter le droit international humanitaire et des droits de l’Homme sous peine de voire leur responsabilité pénale individuelle engagée, y compris le cas échéant devant la Cour pénale internationale saisie de la situation en Côte d’ivoire », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. La FIDH rappelle à cet égard que les discours de haine constituent des crimes au regard du droit international et qu’ils peuvent relever de la compétence de la CPI.

« Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit donner sans délai le soutien et les moyens nécessaires à l’ONUCI pour qu’elle assure pleinement son mandat de protection des civils en assurant notamment le déploiement dans les plus brefs délais des 2000 casques bleus supplémentaires prévus par la Résolution 1967 adoptée le 19 janvier 2011 par le Conseil de sécurité », a déclaré Roger Bouka, Secrétaire général de la FIDH.




Contact presse :
- Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18
- Florent Geel : + 33 6 48 05 92 23
- Tchérina Jerolon : + 33 6 75 52 33 56



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