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Derniers articles :
Assassinat de Dabo Boukary : L’ANEB exige des autorités toute la lumière
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La coordination contre la vie chère renouvelle son appel à la grève et à des manifestations le 8 avril
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Message de la CCVC à l’occasion du meeting 19 mars 2011
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- 16 mars 2011
Déclaration de l’ANEB sur la situation a l’universite de Ouagadougou
- Association Nationale des Etudiants Burkinabè - ANEB
- 16 mars 2011
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- 4 mars 2011
Déclaration du collectif syndical CGT-B sur les événements survenus à Koudougou
- 1er mars 2011
Déclaration du MBDHP sur les évènements de Koudougou
- Mouvement Burkinabé pour les Droits de l’Homme et des Peuples - MBDHP
- 28 février 2011
Des imposteurs valident la nouvelle imposture électorale de Blaise Compaoré
- Survie
- 26 novembre 2010
Adresse de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère à l’occasion des manifestations du 31 mars
- 31 mars 2010
Voir également :
Habitat :
Déclaration Finale du Forum des Déguerpi-e-s dans tous leurs Etats - Ouagadougou
Corruption - Biens mal acquis :
Transparence International France et Sherpa relancent une plainte visant les biens mal acquis détenus en France par cinq dictateurs africains
Travail - Emploi - Syndicalisme :
Graves violations des normes fondamentales du travail au Bénin, au Burkina Faso et au MaliSite(s) web :
abc Burkina :
Confédération Générale du travail du Burkina :
Réseau National de Lutte contre la Corruption :
Thomas Sankara Web Site :
Forum social du Burkina :
ATTAC Burkina :
Confédération paysanne du Faso :
Citizens for Earth :Dernier(s) document(s) :
Le Burkina Faso dans la tourmente de la mondialisation - Projet de Forum social du Burkina - 28-30 mars 2007 - 30 janvier 2007 (Word - 109 ko)
Rapport alternatif au Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes - par le Mouvement burkinabé des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) - 4 août 2005 (PDF - 147.4 ko) |
La France doit cesser de soutenir un dictateur face à la révolte de son peuple ! 13 mars 2011 Survie - http://survie.org/ Après 24 ans de dictature et d’impunité, l’explosion de colère de la jeunesse burkinabé face au régime de Blaise Compaoré s’étend à tout le pays. Les manifestations se multiplient et les symboles du pouvoir sont incendiés. En continuant à soutenir, à contrecourant de l’Histoire, un des dictateurs « amis de la France », la diplomatie française prend à nouveau le risque de se discréditer. La mort, le 20 février à Koudougou, d’un collégien à la suite d’exactions policières, a mis le feu aux poudres : les jeunes se sont révoltés après les déclarations officielles attribuant le décès à une méningite. Depuis le 22 février, des manifestations violemment réprimées se succèdent dans la plupart des villes du pays, moyennes ou petites, et aujourd’hui dans la capitale. Ces répressions ont fait plusieurs morts. A Ouahigouya, Yako, Koupéla, Léo, Dori, Gourcy et ailleurs encore, les jeunes ont incendié les commissariats de police, parfois les locaux du parti au pouvoir et les bâtiments des autorités régionales. Cette révolte est celle à laquelle est contraint un peuple qui ne croit plus en d’autres alternatives : arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, Blaise Compaoré s’y maintient depuis 24 ans par des élections truquées. « Réélu » en novembre au terme d’un scrutin contesté, avec seulement 1,5 millions de voix (soit 80% des suffrages exprimés !) dans un pays qui compte 16 millions d’habitants, il entend désormais modifier la constitution pour pouvoir conserver son fauteuil indéfiniment. Aux côtés de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 ou de Denis Sassou Nguesso, il fait figure de doyen de la Françafrique, dépassant en longévité le régime d’un Ben Ali. Cet embrasement, que les structures politiques et syndicales ne parviennent pas à canaliser, est aussi le résultat logique est inéluctable de 23 ans d’impunité et de criminalité politique : assassinats politiques non élucidés (dont celui du journaliste Norbert Zongo en 1998), disparitions de dirigeants de syndicats étudiants, répression violente et systématique des manifestations étudiantes et lycéennes. Quant aux procédures judiciaires lancées par la famille du président Thomas Sankara pour connaître la vérité sur son assassinat en 1987, elles n’ont à ce jour connu aucune suite. Les autorités françaises ont jusqu’à présent renouvelé sans cesse leur soutien à ce pouvoir criminel pour en faire un point d’appui de leur influence dans la région. Invité d’honneur de l’Elysée, le 14 juillet dernier, Blaise Compaoré accueille avec bienveillance les troupes d’élites françaises dépêchées dans la zone sous le prétexte de lutter contre AQMI , avec les résultats que l’on connait, et est sans cesse présenté par ses amis français comme un homme de paix dans la région. Pourtant, il est persona non grata en Côte d’Ivoire, suspecté d’avoir depuis toujours soutenu les rebelles aujourd’hui alliés à Alassane Ouattara, ce que les câbles de Wikileaks tendent à confirmer ; et au Tribunal spécial sur la Sierra Leone, le bureau du procureur a reconnu mercredi que tant Mouammar Kadhafi que Blaise Compaoré avaient soutenu Charles Taylor dans l’un des conflits les plus sanglants du continent. Quant à la Sécurité présidentielle qui orchestre depuis toujours la répression au Burkina, son chef, Gilbert Diendéré avait été décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2008. La jeunesse burkinabé démontre que les révolutions face aux dictateurs ne sont pas l’apanage du Maghreb et du Moyen-Orient et que la « théorie de la stabilité », que la France a toujours promue en soutenant sans complexe les pires dictatures du continent, est une impasse stratégique en plus d’être un crime politique intolérable. Du Congo-Brazzaville, où l’Elysée a également fait décorer de la Légion d’honneur le chef de la Sécurité le mois dernier, jusqu’à Djibouti, où les autorités répriment violemment les manifestations populaires depuis fin janvier, les peuples africains attendent de la France qu’elle cesse de mettre son « savoir-faire » au service des autocrates. L’association Survie renouvelle donc son appel au gouvernement à mettre fin à toute coopération militaire et policière avec ces régimes, avant que l’Histoire ne l’y contraigne à nouveau. Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication de Survie 01 44 61 03 25 |
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