libération afrique
Solidarité internationale et luttes sociales en Afrique subsaharienne
 

Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
 
Enregistrer au format PDF   afficher une version imprimable de cet article

Agriculture - Accès à la terre - Souveraineté alimentaire - Accaparement des terres


Landless People’s Movement - South Africa -



Abonnez-vous à la
lettre d'information
de Libération Afrique




Derniers articles :

Investigation Reveals that Bad Energy and Development Policies Contribute to Famine and Conflict in Africa - Oakland Institute - 6 December 2011
L’Union européenne et ses agrocarburants provoquent une ruée sur les terres africaines - Amis de la Terre - 31 août 2010
La Souveraineté Alimentaire maintenant ! - 17 novembre 2009
Les organisations paysannes d’Afrique s’adressent au G8 - 15 avril 2009
Accélérer en plein désastre : quand les banques gèrent la crise alimentaire - Via Campesina - 27 janvier 2009
La Via Campesina organise sa cinquième conférence internationale - Via Campesina - 30 septembre 2008
Via Campesina is holding its Vth International Conference - Via Campesina - 30 September 2008
International day against monoculture tree plantations - 19 September 2008
Des mesures urgentes doivent ê tre adoptées au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire pour résoudre la crise - Confédération syndicale internationale (CSI) - 4 juin 2008
Aid is not enough to address food price crisis - Oxfam - 28 April 2008
L’aide alimentaire ne peut pas être la seule réponse à la flambée des prix agricoles - Oxfam - 28 avril 2008
Les révoltes de la faim dans les pays du Sud : l’aboutissement logique de choix économiques et politiques désastreux - Attac France - Confédération Paysanne - 18 avril 2008


Voir également :


Gabon : Acharnement politico-judiciaire contre Marc ONA ESSANGUI dans sa lutte contre l’accaparement des terres par le groupe Olam au Gabon
Sommets du G8 - G20 : Déclaration Finale du Forum des Peuples de Niono
République démocratique du Congo : Appel à une mobilisation citoyenne contre le néolibéralisme pour un Congo juste, prospère et fort
Mauritanie : Halte à la confiscation des terres !
Forum social mondial de Tunis - mars 2013 : Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux
Luttes des femmes : Rompons le Silence : Refusons les violences faites aux femmes !
Environnement - lutte contre le changement climatique : Les milliers de solutions se trouvent entre les mains des peuples
Mali : Appel de Kolongo
Habitat : Déclaration Finale du Forum des Déguerpi-e-s dans tous leurs Etats - Bamako
Forum social mondial de Tunis - mars 2013 : Consultation publique des axes du forum social mondial de Dakar
Mali : Il est urgent que les peuples d’Afrique et du Mali passent à l’action !
Forum social mondial de Tunis - mars 2013 : Déclaration finale du 8ème Forum des peuples de Bandiagara au Mali
Afrique du Sud : People’s Budget coalition response to the National Budget
Forum social mondial de Tunis - mars 2013 : Nous ne payerons pas la crise ! Que les riches la paient !
Luttes des femmes : Déclaration de l’Assemblée des Femmes


Site(s) web :

Pambazuka News - Land and Land Rights :
Via Campesina :
Nyéléni 2007 - Forum pour la Souveraineté Alimentaire :
Food crisis and the global land grab :
Collectif pour la défense des terres malgaches :
Confédération paysanne du Faso :
Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) - Sénégal :
Dakar Déclaration - Pour des politiques agricoles et commerciales solidaires :
GRAIN - Genetic Ressources Action International :
Kenya Land Alliance :
Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest :
abc Burkina :


Dernier(s) document(s) :

Afrique : terre(s) de toutes les convoitises - Ampleur et conséquences de l’accaparement des terres pour produire des agrocarburants. Un rapport des Amis de la Terre Europe et des Amis de la Terre Afrique - 31 août 2010 (PDF - 1.5 Mo)
Investing in Poor Farmers Pays - Rethinking how to invest in agriculture - Oxfam Briefing Paper - 30 juin 2009 (PDF - 1.1 Mo)
L’accaparement des terres de rizières met en péril la souveraineté alimentaire de l’Afrique - Par Grain - 27 janvier 2009 (PDF - 62.2 ko)
Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière - Un rapport de GRAIN - 1er janvier 2009 (PDF - 181.8 ko)
Pour une politique agricole commune (PAC) favorable au développement - coordination SUD - 11 mai 2008 (PDF - 76.6 ko)
La protection des marchés agricoles : un outil de développement - Un rapport de Coordination Sud - 1er décembre 2006 (PDF - 1.3 Mo)

Appel de Dakar contre les accaparements de terres

11 février 2011


Le 11 février, l’Appel de Dakar contre les accaparements de terres a été adopté lors d’une assemblée de convergence rassemblant les organisations paysannes, ONGs, syndicats et autres mouvements sociaux réunis à Dakar pour le Forum Social Mondial 2011

Nous, organisations paysannes, organisations non-gouvernementales, organisations confessionnelles, syndicats et autres mouvement sociaux, réunis à Dakar pour le Forum Social Mondial de 2011 :

Considérant que les agricultures paysannes et familiales, regroupant la majorité des agriculteurs-trices du monde, sont les mieux placées pour :

- répondre à leurs besoins alimentaires et ceux des populations, assurant la sécurité et la souveraineté alimentaires des pays,

- fournir des emplois aux populations rurales et maintenir un tissu économique en zones rurales, clé d’un développement territorial équilibré,

- produire en respectant l’environnement et en sauvegardant les ressources naturelles pour les générations futures ;

Considérant que les récents accaparements massifs au profit d’intérêts privés ou d’Etats tiers ciblant des dizaines de millions d’hectares - que ce soit pour des raisons alimentaires, énergétiques, minières, environnementales, spéculatives, géopolitiques - portent atteinte aux droits humains en privant les communautés locales, indigènes, paysannes, pastorale, et de pêcherie artisanale de leurs moyens de production, en restreignant leur accès aux ressources naturelles ou en leur ôtant leur liberté de produire comme ils le souhaitent et qu’ils aggravent les inégalités d’accès et de contrôle foncier des femmes ;

Considérant que les investisseurs et les gouvernements complices menacent le droit alimentaire des populations rurales, qu’ils les condamnent à subir un chômage endémique et un exode rural, qu’ils exacerbent pauvreté et conflits et qu’ils contribuent à la perte des connaissances, savoir-faire agricoles et identités culturelles ;

Considérant enfin que la gestion foncière, ainsi que le respect des droits des peuples, sont d’abord sous la juridiction des parlements et gouvernements nationaux et que ces derniers portent la plus grande part de responsabilité dans ces accaparements ;

Nous en appelons aux parlements et aux gouvernements nationaux pour que cessent immédiatement tous les accaparements fonciers massifs en cours ou à venir et que soient restituées les terres spoliées. Nous ordonnons aux gouvernements d’arrêter d’oppresser et de criminaliser les mouvements de luttes pour les terres et de libérer les militants illégitimement emprisonnés. Nous exigeons des gouvernements nationaux qu’ils mettent en place un cadre effectif de reconnaissance et de régulation des droits fonciers des usagers à travers une consultation de toutes les parties prenantes et en préalable à toute cession massive des terres. Cela requiert de mettre fin à la corruption et au clientélisme, qui invalident toute tentative de gestion foncière partagée.

Nous exigeons des Unions Régionales d’États, de la FAO et des institutions nationales et internationales qu’elles mettent immédiatement en place les engagements qui ont été pris lors de la Conférence Internationale pour la Réforme Agraire et le Développement Rural (CIRADR*) de 2006, à savoir la sécurisation des droits fonciers des usagers, la relance des processus de réformes agraires basés sur un accès équitable aux ressources naturelles et le développement rural pour le bien-être de tous. Nous réclamons que le processus de construction des Directives de la FAO* soit renforcé et qu’il s’appuie sur les droits humains tels qu’ils sont définis dans les différentes chartes et pactes internationaux - ces droits ne pouvant être effectifs que si des instruments juridiques contraignants sont mis en place au niveau national et international afin que les Etats respectent leurs engagements. Par ailleurs, il incombe à chaque Etat d’être responsable vis à vis de l’impact de ces politiques ou des activités de ses entreprises dans les pays ciblés par les investissements. De même, il faut réaffirmer la suprématie des droits humains sur le commerce et la finance internationale, à l’origine des spéculations sur les ressources naturelles et les biens agricoles.

Parallèlement, nous invitons le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA*) à rejeter définitivement les Principes1 pour des Investissements Agricoles Responsables (RAI*) de la Banque Mondiale, qui sont illégitimes et inadéquats pour traiter le phénomène, et à inclure les engagements de la CIRADR ainsi que les conclusions du rapport d’Évaluation Internationale des Connaissances, des Sciences et Technologies Agricoles pour le Développement (IAASTD*) dans son Cadre d’Action Globale.

Nous exigeons que les Etats, organisations régionales et institutions internationales mettent en place les investissements nécessaires pour soutenir les alternatives à la cession massive de terres et à l’agro-industrie portées par les agricultures familiales et la production vivrière agro-écologique. Des politiques agricoles appropriées devront prendre en compte les différents types de producteurs (peuples autochtones, éleveurs nomades, pêcheurs artisanaux, paysans et bénéficiaires des réformes agraires) et répondre plus spécifiquement aux besoins des femmes et des jeunes.

Enfin, nous invitons les citoyen-ne-s et les organisations de la société civile du monde entier à soutenir - par tous les moyens humains, médiatiques, juridiques, financiers et populaires possibles - tous ceux qui luttent contre les accaparements de terres et à faire pression sur les gouvernements nationaux et sur les institutions internationales pour qu’ils remplissent leurs obligations vis à vis des droits des peuples.

Nous avons tous le devoir de résister et d’accompagner les peuples qui se battent pour leur dignité !





Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
Libération Afrique c/o Cedetim - 21ter, rue Voltaire - 75 011 Paris - France- Tél : +33 (0) 1 43 71 62 12 -
Ce site est réalisé avec PHP, MySQL et SPIP, logiciels libres sous licence GNU/GPL