libération afrique
Solidarité internationale et luttes sociales en Afrique subsaharienne
 

Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
 
Enregistrer au format PDF   afficher une version imprimable de cet article



Abonnez-vous à la
lettre d'information
de Libération Afrique




Derniers articles :

Aucun présumé génocidaire n’a été jugé en France - Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda - CPCR - 6 avril 2011
EurAc is concerned about the violence and the democratic deficit in the run up to presidential elections in Rwanda - EurAC - Réseau Européen pour l’Afrique centrale - 4 July 2010
EurAc s’inquiète de la violence et du déficit démocratique dans la période pré-électorale au Rwanda - EurAC - Réseau Européen pour l’Afrique centrale - 4 juillet 2010
L’Etat français dissimule des preuves de complicité dans le génocide des Tutsi - Commission d’enquête citoyenne - 4 février 2009
L’avancement des réformes judiciaires n’est pas conforme aux attentes - Human Rights Watch - 25 juillet 2008
Progress in Judicial Reforms Falls Short - Human Rights Watch - 25 July 2008
Wenceslas MUNYESHYAKA et Laurent BUCYIBARUTA devant la justice française Dominique NTAWUKULIYAYO transféré au TPIR - Survie - FIDH - Ligue des Droits de l’Homme - LDH - 21 février 2008
Royaume-Uni : Le gouvernement devrait poursuivre quatre Rwandais accusés de participation au génocide - Human Rights Watch - 1er novembre 2007
Put Genocide Suspects on Trial in Britain - Human Rights Watch - 1 November 2007
Appeals Court Confirms Sentence Against Activist - Human Rights Watch - 22 August 2007
Les décès de détenus ternissent l’Etat de droit - Human Rights Watch - 24 juillet 2007
Police Killings Tarnish Rule of Law - Human Rights Watch - 24 July 2007


Voir également :


République démocratique du Congo : Global Witness appelle les gouvernements à agir en s’appuyant sur les conclusions du rapport des Experts de l’ONU sur le commerce de minerais dans l’est du Congo
Afrique Centrale : Appel des femmes pour la paix
Lutte contre l’impunité : La France, terre de villégiature des criminels internationaux ?
Françafrique : 1958-2008 : 50 ans de République Françafricaine
République centrafricaine : Les forces gouvernementales se livrent à des exactions avec le soutien des forces spéciales françaises
Afrique Centrale : La présidence allemande de l’UE peut faire la différence
Soudan : Africa Action Releases New Darfur Report, Holds Major Rally at White House
Afrique Centrale : Déclaration sur les défenseurs des Droits de l’Homme de la région des Grands Lacs
Dette : Dette des pays pauvres : la trahison du FMI


Site(s) web :

Collectif Pro-femmes / Twese Hamwe :
Liaison-Rwanda :
Commission d’Enquête Citoyenne pour la vérité sur l’implication française dans le génocide :
Collectif des ligues pour la défense des droits de l’Homme :
Ibuka - « souviens-toi » :
Centrale des syndicats des travailleurs du Rwanda (CESTRAR) :
La Nuit Rwandaise :
Fondation Ntarama :
Journaliste En Danger - Afrique Centrale :


Dernier(s) document(s) :

La loi et la réalité : les progrès de la réforme judiciaire au Rwanda - Par Human Rights Watch - 26 juillet 2008 (PDF - 450.2 ko)
Le génocide rwandais : comment il a été préparé - Une note d’information d’Human Rights Watch - 7 avril 2006 (PDF - 205 ko)
L’usage de la dette extérieure du Rwanda (1990-1994) : la responsabilité des bailleurs de fonds - Rapport de Pierre Galand et Michel Chossudovsky - novembre 1996 (PDF - 332.6 ko)

Appel Citoyen France-Rwanda : Faire toute la lumière sur les "erreurs"

7 avril 2010


Le jeudi 25 février dernier le président Nicolas Sarkozy s’est rendu au Rwanda. C’était la première visite d’un chef de l’Etat français depuis 1994, date du génocide des Tutsis et du massacre des Hutus qui s’y opposèrent. À l’occasion de cette visite le Président de la République a évoqué de « graves erreurs d’appréciations », des « erreurs politiques » et une certaine « forme d’aveuglement » en parlant de la politique de la France au Rwanda entre 1990 et 1994.

Depuis 1994, ces « erreurs » ont commencé à être décrites et analysées par la Mission d’Information Parlementaire Française de 1998 et précisées par des organisations internationales, des chercheurs, des historiens, des associations de droits de l’homme… Ces travaux font apparaître que les responsabilités françaises vont au-delà de simples erreurs. Il est indispensable de les préciser et d’en comprendre les causes.

Que s’est-il réellement passé ? De quelle nature juridique ces faits doivent-ils être qualifiés ? S’agit-il de fautes ? Y a-t-il eu des crimes ? Comment les autorités politiques et militaires françaises ont-elles pu soutenir, par des conseils militaires, la fourniture d’armes, et l’engagement direct de troupes, un régime qui avait fait du racisme anti-tutsi un point central de son identité et de son action ? Comment ces mêmes autorités, très bien informées par les coopérants militaires restés sur place après le 6 avril 1994 du démarrage du génocide, ont-elles pu appuyer au sein du Conseil de sécurité la diminution des effectifs militaires des Nations Unies et s’opposer à l’utilisation du mot génocide pendant des semaines ? Comment ont-elles pu continuer à organiser la fourniture d’armes au gouvernement génocidaire ?

Il est essentiel d’apporter des réponses claires à ces questions et de préciser la responsabilité de ces autorités, pour les victimes du génocide, et pour nous tous, qui ne voulons pas qu’une telle tragédie se reproduise. Ce travail de compréhension doit nous conduire à revoir le fonctionnement de nos institutions politiques : l’enjeu est de développer le contrôle de la politique étrangère par nos députés ainsi que le droit de regard et d’interpellation des citoyens, en vue d’obtenir une nouvelle orientation de la politique de la France en Afrique fondée sur le respect de la dignité de tout homme.

Au cours de ce printemps où vont se succéder la 16ème commémoration du génocide le 7 avril, puis le sommet réunissant les chefs d’Etats africains et français à Nice du 30 mai au 1er juin, il est essentiel pour notre pays de faire un nouveau pas en avant dans la compréhension du rôle qu’a joué la France au Rwanda à cette époque.

Pour cela :

- Nous demandons à tous les partis politiques de notre pays de prendre une position publique sur la nécessité de faire ce travail historique et de s’engager en faveur d’une recherche de vérité et de justice.

- Nous demandons aux députés et au gouvernement de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide. Comme première étape nous demandons l’ouverture des archives et la levée du secret défense sur tout ce qui se rapporte à l’action de la France au Rwanda depuis 1975.

- Nous demandons aux autorités politiques et judiciaires de notre pays de tout mettre en oeuvre afin que les procédures judiciaires concernant des présumés auteurs ou complices de génocide soient conduites rapidement.

Vous pouvez soutenir ce texte en le signant en ligne sur : http://appel-citoyen-france-rwanda.org




Les premiers signataires sont :
- CCFD - Terre Solidaire
- SOS Racisme
- Secours Catholique
- Terre des Hommes France
- Peuples Solidaires
- Ligues des Droits de l’Homme, fédération des Bouches du Rhône
- CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde)
- ACAT-France
- Survie
- Le MRAP
- UEJF (Union des Etudiants Juifs de France)
- Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
- Le Mouvement de la Paix

- Tiken Jah Fakoly
- Les Ogres de Barback
- Akhenaton, d’IAM
- Keny Arkana
- Dub Incorporation
- Rockin Squat, d’Assassin

- Miguel Benasayag, psychanalyste et philosophe
- Jean-Christophe Klotz, cinéaste
- Philippe Meirieu, universitaire, tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales en Rhone-Alpes
- Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité
- Benoit Cohen, cinéaste
- Laure de Vulpian, journaliste à France Culture
- Patrick Chamoiseau, écrivain
- Boubacar Boris Diop, écrivain
- Jean-Marie Muller, philosophe et écrivain, fondateur du MAN
- Gustave Massiah, économiste, membre fondateur du CEDETIM/IPAM
- Yves Ternon, docteur en histoire, HDR ; Travaux de recherche centrés sur les génocides du XXe siècle
- Noël Mamère, député-maire de Begles
- Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
- Géraud de La Pradelle, professeur émérite de l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense
- Eric Fassin, sociologue, enseignant-chercheur, Ecole normale supérieure
- David Faroult, enseignant-chercheur et cinéaste
- Michel Feher, philosophe, président de l’association cette France-là
- Clémentine Autain, féministe, directrice du mensuel Regards
- Monique Dental, animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »
- Nicole Brenez, université Paris 1
- Olivier Neveux, enseignant-chercheur, université de Strasbourg
- Jacques Bidet, universitaire
- Michèle Simonnet, comédienne
- Alain Lenglet, comédien
- Eric Toussaint, président du CADTM Belgique
- Mireille Mendès-France, de la fondation Frantz Fanon
- Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis

- CPCR (Collectif des parties civiles pour le Rwanda)
- Collectif malgré tout
- AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique)
- Gandhi International
- Intore za Dieulefit
- Forum Pour un Autre Monde
- Réseau Féministe « Ruptures ».
- Mémorial 98
- La FASE
- Association des Tunisiens en France
- ACTES (Association de Coopération avec les Territoires africains pour l’Education et la Santé)
- Le Collectif MISTRAL
- Respaix Conscience Musulmane
- F.R.A. Nor Seround (Nouvelle Génération Arménienne)
- Editions l’Esprit Frappeur





Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
Libération Afrique c/o Cedetim - 21ter, rue Voltaire - 75 011 Paris - France- Tél : +33 (0) 1 43 71 62 12 -
Ce site est réalisé avec PHP, MySQL et SPIP, logiciels libres sous licence GNU/GPL