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Travail - Emploi - Syndicalisme


35th Anniversary of the South African Congress of Trade Unions - Cosatu



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Afrique : insécurité, troubles politiques et conflits armés à l’origine de violations des droits syndicaux - Confédération syndicale internationale (CSI) - 10 juin 2009
Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations - Confédération syndicale internationale (CSI) - 10 June 2009
Mettre l’emploi décent au cœur de la Stratégie commune Union Européenne - Afrique - 27 octobre 2007
La répression antisyndicale s’intensifie en Afrique - CISL - ICFTU - 7 juin 2006
Trade union repression intensifies in Africa - CISL - ICFTU - 7 June 2006
Droits syndicaux en Afrique : les pouvoirs en place toujours aussi agressifs - CISL - ICFTU - 18 octobre 2005
The powers that be continue using brute force to suppress labour rights in Africa - CISL - ICFTU - 18 October 2005
Call for action against china grows - COSATU - 12 October 2005
14e Congrès de l’ORAF-CISL - ORAF-CISL - 1er septembre 2005
14th ICFTU-AFRO Congress - ORAF-CISL - 1 September 2005
Unions in Africa take up ports of convenience challenge - ITF - 26 August 2005
Les syndicats africains s’attellent au défi posé par les ports de complaisance - ITF - 26 août 2005


Voir également :


Djibouti : Communiqué de l’intersyndicale UDT / UGTD
Cameroun : Arrestation d’enseignants syndicalistes
Mauritanie : Tentative de restriction des libertés syndicales
République démocratique du Congo : Appel à une mobilisation citoyenne contre le néolibéralisme pour un Congo juste, prospère et fort
Afrique Australe : COSATU calls on SADC leaders to act now in defence of democracy in Southern Africa
Lesotho : COSATU condemns arrests and shooting of workers in Lesotho
Malawi : Eighteen People Killed in Bloody Repression of Peaceful Protests
Malawi : La répression sanglante lors de manifestations pacifiques fait dix-huit morts
Niger : Déclaration de la CDTN sur la situation sociopolitique de la nation
Swaziland : Swazi Regime Starts to Unravel: The Democratic Movement Gathers Pace!
Afrique du Sud : COSATU disappointed at Tribunal ruling on Walmart
Mali : Déclaration des journées d’activités populaires contre le G8 de Deauville
Swaziland : Swazi Trade Unions Call for Global Solidarity Conférence During the International Labour Conference in Geneva
Swaziland : SDC Press Statement on Swaziland May Day
Burkina Faso : Déclaration unitaires des syndicats burkinabé le 1er mai 2011


Site(s) web :

Labourstart :
The International Centre for Trade Union Rights (ICTUR) :
CSI Afrique / ITUC Africa :
African Labour Research Network (ALRN) :
3ème Forum Solidarités Sociales des Travailleurs du Togo - Kara - novembre 2010 :
Campaign for Democratic and Workers’ Rights in Nigeria (CDWRN) :
Centrale des syndicats des travailleurs du Rwanda (CESTRAR) :
Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie :
Confédération Générale du travail du Burkina :
Congress of South African Trade Unions (COSATU) :
FISEMA :
Federation of Civil Service & Other Unions :
Ghana Trades Union Congress (TUC) :
Intercentrale CNTG-USTG, élargie à l’ONSLG-UDTG :
Mauritius Trade Union Congress (MTUC) :
National Council of Trade Unions :
National Labour and Economic Development Institute (NALLEDI) :
National Organisation of Trade Unions :
National Union of Mineworkers :
Nigerian Labour Congress (NLC) :
South African Democratic Teachers’ Union (SADTU) :
South African Municipal Workers’ Union - SAMWU :
Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU) :


Dernier(s) document(s) :

Mining Africa : South African MNCs labour and social performances - By African Labour Research Network - 9 août 2007 (PDF - 3.4 Mo)

Patrons et gouvernements à l’assaut des droits fondamentaux

8 juin 2004
CISL - ICFTU - http://www.icftu.org/


25 personnes tuées, 218 blessées, battues ou torturées, 903 arrêtées et 6.556 qui ont perdu leur emploi. Ceci n’est pas le bilan d’un nième coup d’Etat dans l’un ou l’autre pays mais bien celui des victimes de violations des droits syndicaux pour l’année 2003 en Afrique tel que présenté dans le dernier rapport annuel de la CISL. Employeurs et gouvernements sont trop souvent complices dans les pires abus commis à l’encontre des syndicalistes, de leurs conjoints et de leurs enfants.

« J’ai licencié ces filles parce que leur action pourrait faire fuir les investisseurs ». Le président ougandais, Musoveni, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour justifier à sa façon le licenciement de 265 travailleuses qui avaient fait grève dans la fabrique textile Tri-Star Apparel, en octobre 2003. Le patron sri lankais de l’entreprise a décrit cette opération comme un “nettoyage de saboteurs”. Les travailleuses protestaient contre des salaires de misère et des conditions de travail effroyables.

Si cet incident est survenu en Ouganda, les opinions exprimées reflètent bien celle des employeurs et des gouvernements de toute l’Afrique qui considèrent que les travailleurs en grève, fût-ce pour réclamer leur droit à un salaire et à des conditions décents, sont des obstacles à la bonne marche des affaires. Les motivations économiques sont souvent invoquées comme motifs pour supprimer le droit légitime de faire grève. C’est le cas en Algérie, à l’île Maurice et au Burundi, où le gouvernement a le pouvoir d’interdire une grève s’il estime qu’elle pourrait nuire à l’économie. Ailleurs, les actions de grève menée au cours de l’année 2003 ont mené à des arrestations. En Égypte, par exemple, huit travailleurs du textile ont été arrêtés pour avoir organisé une grève tandis qu’en Guinée, 25 travailleurs du secteur de la bauxite ont été arrêtés pour avoir fait grève, 16 d’entre eux ont ensuite été jetés en prison.

Le rapport annuel sur les violations des droits syndicaux de la CISL pour l’année 2003 dénonce au moins 14 cas où il a été fait appel à la police pour réprimer les grèves en Afrique, parfois avec des conséquences tragiques. Au Kenya par exemple, la police antiémeutes a attaqué les travailleurs du textile en grève dans une zone franche d’exportation, tuant un gréviste et en blessant 20 autres. Au Lesotho, deux travailleurs ont été tués et 106 blessés par la police lors d’une manifestation des travailleurs du textile. Au Mozambique, la police a ouvert le feu sur des manifestants du secteur de la construction, tuant un travailleur et en blessant 21 autres.

La police tire sur les manifestants non armés au Nigeria

Les autorités du pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria, se sont elles aussi comportées de façon très agressive vis-à-vis des syndicalistes en 2003. Quatre personnes ont été tuées et 80 autres arrêtées à Abuja le 30 juin lorsque la police a ouvert le feu sur les manifestants, qui n’étaient pas armés, au cours de la première journée de la grève générale contre la hausse des prix des produits pétroliers. Quatre autres personnes ont été tuées pendant des manifestations pacifiques à Lagos alors qu’une voiture fonçait sur la foule qui manifestait pacifiquement. Dans le même temps, la police agressait physiquement les dirigeants du syndicat NLC, dont son président Adams Oshiomhole (menacé de mort plus tard dans l’année), plusieurs journalistes et d’autres travailleurs. Dix personnes ont encore été tuées à Lagos le 7 juillet, tandis que la grève générale entamait sa deuxième semaine. Lors d’une autre manifestation liée au prix de l’essence, le 14 octobre, six syndicalistes ont encore été arrêtés à Abuja. Alors qu’ils étaient en détention, ils ont été gravement passés à tabac par des codétenus, apparemment sur les ordres de la police. L’un d’eux, Linus Ukamba a été laissé inconscient, avec les tympans éclatés. Ils ont été libérés sous caution le 20 octobre.

Licenciements à l’encontre des syndicalistes

Les licenciements constituent une autre arme redoutable utilisée par les employeurs des secteurs public et privé pour réprimer les travailleurs qui tentent de résister aux exploitations ou violations des droits syndicaux dont ils sont victimes. Au moins 6.566 travailleurs africains ont été licenciés au cours de l’année à cause de leurs activités syndicales, généralement pour avoir participé à une action de grève. Rien qu’au Zimbabwe, 2800 travailleurs des postes ont été licenciés pour avoir pris part à un boycott. Dans de nombreux cas les licenciements ont eu lieu dans le secteur public ou dans les services civils, là où l’action de grève est soit interdite par la loi (comme dans le cas du Burundi, du Cameroun, du Lesotho et du Mozambique), soit lourdement restreinte par une vaste définition des services essentiels qui doivent être maintenus et par le pouvoir des autorités de réquisitionner des fonctionnaires (comme dans le cas du Bénin, du Burkina Faso, de la République centrafricaine, de Djibouti et du Sénégal).

Mugabe poursuit sa répression

Des situations dénoncées depuis des années par les rapports de la CISL continuent à l’être aujourd’hui. C’est le cas notamment au Zimbabwe où le gouvernement de Mugabe a poursuivi sa sinistre répression des syndicats indépendants, par exemple lorsque des dirigeants du syndicat ZCTU ont été arrêtés et battus parce qu’ils avaient pris part à la grève générale du mois de mars 2003, ou lors de l’arrestation de dizaines de syndicalistes après une protestation du ZCTU en octobre. Au Swaziland, le dirigeant syndical Jan Sithole a de nouveau été victime de harcèlement et on l’a même empêché de se rendre à la Conférence internationale du travail à Genève. En Éthiopie, l’association des enseignants est encore victime de persécutions, et au Cameroun le harcèlement du président de la CGT-Liberté, Benoît Essiga, a continué. Après l’appel à la grève par le syndicat des travailleurs des chemins de fer, il a été licencié, interrogé et menacé. Ailleurs, le niveau de répression est tel qu’il n’y a eu que peu ou pas d’activités syndicales, notamment au Soudan et en Libye où aucune activité syndicale indépendante n’est tolérée.

Tabassages et viols d’enfants de syndicalistes en RDC

Le climat politique, en particulier les conséquences de la guerre, ont exercé une lourde influence sur le respect des droits syndicaux. En République démocratique du Congo, le délabrement économique a mené à un grave problème de non-paiement des salaires, mais quiconque proteste peut s’attendre à une réaction violente. Des dirigeants syndicaux des travailleurs des postes et télécommunications ont été licenciés pour avoir fait grève dans le but d’exiger le paiement des arriérés de salaires, et ils ont été traînés devant les tribunaux. Des syndicalistes du secteur des chemins de fer ont également été arrêtés pour avoir organisé une grève au sujet des salaires impayés. La société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) a envoyé la police et les forces armées dans un camp syndical le 5 novembre, elles ont brutalement attaqué les travailleurs des chemins de fer en grève et leur famille. Un conducteur de train, Dieudonne Kumba, a été roué de coups pendant que sa femme, sa petite fille de cinq ans et son petit-fils étaient battus et que la police militaire saccageait son domicile. L’Association africaine pour la défense des droits de l’homme (ASADHO) a signalé que les soldats sont également entrés dans la maison d’un électricien, ont violé sa fille de 13 ans et ont agressé un voisin âgé.

Quelques améliorations

Une situation d’après-guerre ne doit pourtant pas nécessairement conduire à une répression impitoyable. Ainsi au Rwanda, si le pays lutte toujours pour surmonter les effets de la guerre civile et du génocide, la centrale syndicale nationale a signalé quelques améliorations, notamment un dialogue social constructif avec le gouvernement. 2003 a aussi vu parvenir de bonnes nouvelles en provenance du Botswana, où les fonctionnaires ont reçu pour la première fois l’autorisation de se syndiquer, et d’Algérie où le gouvernement a finalement accepté de reconnaître l’un des deux syndicats des enseignants.





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