libération afrique
Solidarité internationale et luttes sociales en Afrique subsaharienne
 

Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
 
Enregistrer au format PDF   afficher une version imprimable de cet article



Abonnez-vous à la
lettre d'information
de Libération Afrique




Derniers articles :

Tout faire pour que le pays ne sombre pas dans le conflit - FIDH - 6 décembre 2011
Elections Présidentielles et Législatives du 28 novembre 2011 : communiqué de la mission d’observation électorale conjointe des réseaux - EurAC - Réseau Européen pour l’Afrique centrale - 1er décembre 2011
Appel à une mobilisation citoyenne contre le néolibéralisme pour un Congo juste, prospère et fort - 26 octobre 2011
Procès Chebeya - Les ONG écrivent au président Kabila - 25 mai 2011
Conflits entre compagnies d’exploitation du bois et communautés forestières - Greenpeace - 20 mai 2011
L’accord sino-congolais risque d’être hypothéqué par l’opacité du contrat - 8 mars 2011
25 millions d’hectares de forêts menacés à long terme - Greenpeace - 23 février 2011
Des victimes congolaises déposent un recours collectif contre une compagnie minière canadienne - 8 novembre 2010
Agression le 4 octobre 2010 contre Clémence Bakatuseka, défenseure des droits humains - 2 novembre 2010
Le CADTM exige l’annulation immédiate de la dette de la République démocratique du Congo et la suppression du Club de Paris - CADTM - 22 octobre 2010
Les communautés riveraines d’Oshwe se mobilisent contre la SODEFOR - Greenpeace - 27 septembre 2010
L’annulation de la dette congolaise doit bénéficier aux populations locales ! - CNCD - 4 juillet 2010


Voir également :


Afrique Australe : COSATU calls on SADC leaders to act now in defence of democracy in Southern Africa
Travail - Emploi - Syndicalisme : Afrique : insécurité, troubles politiques et conflits armés à l’origine de violations des droits syndicaux
Travail - Emploi - Syndicalisme : Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations
Multinationales - Pillage des ressources : La France doit faire plus pour une transparence accrue, un meilleur partage des ressources entre entreprises et pays producteurs et un engagement à une gestion responsable des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles
Afrique Centrale : Appel des femmes pour la paix
Françafrique : De Kolwezi à l’Angola : business et dictature
Afrique Centrale : Des centaines de personnes enlevées en Afrique centrale
Lutte contre l’impunité : Crimes of sexual violence: Overcoming taboos, ending stigmatisation, fighting impunity
Lutte contre l’impunité : Crimes sexuels : Briser le tabou, lutter contre l’impunité
Environnement - lutte contre le changement climatique : Déforestation alarmante, tragique inaction !
Afrique Centrale : La présidence allemande de l’UE peut faire la différence
Afrique Centrale : Déclaration sur les défenseurs des Droits de l’Homme de la région des Grands Lacs
Multinationales - Pillage des ressources : Diamond trade still at risk from conflict diamonds
Multinationales - Pillage des ressources : Open Statement to the Security Council details the critical need for the maintenance of sanctions on Liberian diamonds and renewal and extension of the mandate of MONUC


Site(s) web :

Societecivile.cd :
Forum Social Congolais :
Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption :
Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC :
Congo Mines :
Forêts du Congo - Greenpeace :
Journaliste En Danger - Afrique Centrale :


Dernier(s) document(s) :

Rapport d’enquête : le rôle de Glencore dans le Partenariat Kamoto Copper Company S.A.R.L (KCC) - - 27 mai 2011 (PDF - 1.7 Mo)
La Chine et le Congo : des amis dans le besoin - Un rapport de Global Witness - 8 mars 2011 (PDF - 2.4 Mo)
Exploitation des ressources naturelles et droits de l’homme en République démocratique du Congo de 1993-2003 - Un rapport de global Witness - 17 décembre 2009 (PDF - 407.3 ko)
Propositions des organisations de la société civile congolaise oeuvrant dans le secteur des ressources naturelles pour la finalisation des renégociations des contrats miniers TFM et KFT - - 14 juillet 2009 (PDF - 543.7 ko)
Les Massacres de Noël : attaques de la LRA contre les civils dans le nord du Congo - Un rapport d’Human Rights Watch - 18 février 2009 (PDF - 1017.3 ko)
« On va vous écraser » : La restriction de l’espace politique en RDC - Par Human Rights Watch - 25 novembre 2008 (PDF - 2.4 Mo)
Recommandations en matière de diligence raisonnable à l’intention des acheteurs et entreprises faisant le commerce de minerais en provenance de l’est de la RDC et de leurs gouvernements - Global Witness - 10 novembre 2008 (PDF - 160.2 ko)
Terrain miné : L’implication de la BEI dans le projet minier de Tenke-Fungurume en RDC - Par les Amis de la Terre - 23 septembre 2008 (PDF - 611.4 ko)

Pour le CADTM, la RD Congo doit suspendre immédiatement le remboursement de la dette pour faire face à la crise économique mondiale

11 janvier 2009
CADTM - http://www.cadtm.org/


Face à la crise économique mondiale, dont les grands médias analysent surtout les impacts dans les pays développés, le CADTM veut rappeler que les dégâts sont très importants au Sud. La baisse drastique du prix des matières premières, liée à la crise actuelle, affecte directement l’économie des pays du tiers-monde qui ont été forcés par le FMI et la Banque mondiale de se spécialiser dans quelques produits d’exportation afin de se procurer les devises nécessaires au remboursement de la dette.

Le cas de République démocratique du Congo (RDC) est emblématique. Ses réserves de change, obtenues grâce aux exportations (coltan, cassitérite, cobalt, cuivre...), sont passées de 201,7 millions de dollars en novembre 2008 à environ 50 millions de dollars aujourd’hui. Selon le FMI, ces réserves de change de la RDC risquent même de s’épuiser totalement dans six mois [1]. Dès lors, le CADTM appelle l’Etat congolais à prendre des mesures urgentes, comme la suspension unilatérale du remboursement de sa dette, afin de donner la priorité aux besoins humains fondamentaux de sa population. Rien ne saurait empêcher l’Etat congolais de s’engager dans cette voie, seule issue socialement acceptable aujourd’hui.

En effet, malgré les effets d’annonce concernant l’aide au développement et de supposés effacements de dette, le service de la dette pour la seule année 2009 s’élève à 142 millions de dollars, privant ainsi les Congolais de ressources vitales pour la paix et le développement. Alors que ce pays regorge de ressources naturelles, le budget 2009 est d’à peine 5 milliards de dollars [2] pour une population d’environ 60 millions d’habitants, soit l’équivalent de la France dont le budget est de 383 milliards d’euros (plus de 500 milliards de dollars). Rajoutons que ce maigre budget de la RDC ne tient pas compte des effets néfastes de la crise économique mondiale qui vient de la frapper de plein fouet.

Face à cette crise dont la responsabilité incombe aux fondements mêmes d’un système capitaliste dérégulé promu avec brutalité par les grands créanciers, l’Etat congolais doit cesser définitivement de rembourser une dette odieuse et largement immorale, et cesser également de se soumettre aux injonctions pernicieuses du FMI et de la Banque mondiale qui ont mené les pays du Sud dans l’impasse actuelle. En effet, le dogme néolibéral imposé à l’échelle planétaire depuis plus de 25 ans, et qui a fait la preuve de son échec en terme de développement humain, est toujours imposé vigoureusement aux pays en développement fortement endettés : privatisation des entreprises publiques opérant dans les secteurs stratégiques comme l’accès aux ressources naturelles, licenciements massifs dans la fonction publique, réduction drastique des dépenses sociales, ouverture totale des marchés par la suppression des barrières douanières, interdiction de contrôler les mouvements de capitaux…

Le CADTM tient à rappeler qu’une telle suspension du remboursement de la dette est parfaitement légale. En effet, les pouvoirs publics disposent de nombreux arguments juridiques comme l’état de nécessité ou la force majeure [3] pour refuser de rembourser une dette qui viole les droits humains fondamentaux, tels que les droits à l’alimentation, à l’eau potable, à la santé ou encore à l’éducation. Rappelons que la dette congolaise est en grande partie odieuse |4| puisqu’elle est issue de la dictature de Mobutu avec la complicité des puissances occidentales. Dans ces conditions, son annulation pure et simple est une exigence minimale.

Le CADTM demande donc aux pouvoirs publics congolais de : suspendre immédiatement le paiement du service de la dette pour 2009 et réaliser un audit pour identifier toutes les dettes illégitimes afin de les déclarer nulles, reprendre le contrôle de ses ressources naturelles à l’instar de certains pays d’Amérique latine (Bolivie, Venezuela et Equateur [4]) pour qu’elles profitent enfin au peuple congolais, rejeter les politiques imposées par le FMI et la Banque mondiale comme le nouvel accord triennal au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI [5].

Contacts :
- Damien Millet, porte-parole du CADTM France, 00 33 6 60 54 27 13
- Juan Tortosa, porte-parole du CADTM Suisse, 00 41 22 733 40 83
- Renaud Vivien, juriste au CADTM Belgique, 00 32 497 04 79 99




[1] Voi congoforum.

[2] Voir radiookapi.

[3] Voir la brochure CADTM « A qui profitent les richesses du peuple congolais – Pour un audit de la dette congolais »

[4] Dette illégitime : l’actualité de la dette odieuse. Position du CADTM.

[5] Les ressources naturelles, biens communs de l’humanité.





Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
Libération Afrique c/o Cedetim - 21ter, rue Voltaire - 75 011 Paris - France- Tél : +33 (0) 1 43 71 62 12 -
Ce site est réalisé avec PHP, MySQL et SPIP, logiciels libres sous licence GNU/GPL