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Derniers articles :

Fifteen years of conflicts have cost Africa around $300bn - Oxfam - 11 October 2007
Déclaration du réseau CADTM international sur la situation des conflits en Afrique - CADTM - 28 janvier 2003


Voir également :


Environnement - lutte contre le changement climatique : Appel de Niono contre le nucléaire en Afrique et pour l’abolition des armes Nucléaires
Sommets du G8 - G20 : Déclaration Finale du Forum des Peuples de Niono
République démocratique du Congo : Appel à une mobilisation citoyenne contre le néolibéralisme pour un Congo juste, prospère et fort
Côte d’Ivoire : Des promotions au sein de l’armée effectuées au mépris des victimes d’exactions
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Côte d’Ivoire : Persistance des violences et représailles post électorales
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Côte d’Ivoire : L’urgence de stopper l’escalade vers la guerre civile
Côte d’Ivoire : Déclaration de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) relative aux attaques de mosquées à Yopougon
Côte d’Ivoire : Sexual violence and other human rights abuses in Côte d’Ivoire must stop


Site(s) web :

Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) :
African Centre for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD) :
International Action Network on Small Arms :
Campagne de lutte contre la prolifération des armes légères :
International Crisis Group :
Pambazuka News - Conflict and Emergencies :
Coalition pour les droits des femmes en situation de conflits :
Comité de Suivi de l’Appel à la paix et à la réconciliation au Tchad :
Global Witness - Resources, Conflict and Corruption :
Réseau européen pour l’Afrique centrale :
Urgence Darfour :


Dernier(s) document(s) :

Les milliards manquants de l’Afrique : Les flux d’armes internationaux et le coût des conflits - Un rapport d’Oxfam, RAIAL et Saferworld - 11 octobre 2007 (PDF - 313.8 ko)

Quinze années de conflit ont coûté 300 milliards de dollars à l’Afrique

11 octobre 2007
Oxfam - http://www.oxfam.org


Le coût des conflits sur le développement du continent africain a été de l’ordre de 300 milliards de dollars entre 1990 et 2005, selon une nouvelle étude publiée par Oxfam International, le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) et Saferworld. Cette somme correspond à l’argent reçu dans le cadre de l’aide internationale sur la même période.

Dans cette étude intitulée les milliards manquant à l’Afrique, les analystes ont évalué pour la première fois l’impact global des conflits sur le PIB à travers le continent. Elle est publiée au moment où les diplomates du monde entier arrivent aux Nations Unies pour discuter d’un Traité sur le commerce des armes.

Elle montre qu’en moyenne une guerre, une guerre civile ou une rébellion entraîne une chute de 15% de l’activité économique. Le continent perd, en moyenne, 18 milliards de dollars par an en raison des conflits armés.

La violence armée est l’une des plus grandes menaces pour le développement de l’Afrique”, a déclaré Irungu Houghton, conseiller en politique africaine d’Oxfam. “Les coûts sont choquants. Nos chiffres sont sûrement en deca de la réalité, mais ils montrent que les conflits armés coûtent en moyenne 18 milliards de dollars à l’Afrique chaque année. Cet argent pourrait permettre de résoudre la crise du VIH/SIDA ; de prévenir la tuberculose et le paludisme ou de faire face aux besoins en matière d’eau potable, d’hygiène et l’éducation”.

Joseph Dube, le coordonnateur Afrique du RAIAL a déclaré : “ Ce rapport décrit certains des impacts économiques dévastateurs du commerce international des armes et le niveau choquant de souffrance humaine que cela engendre. En tant qu’Africain, j’implore tous les gouvernements africains et ceux des pays producteurs d’armes de soutenir un Traité sur les armes solide et efficace. C’est un appel pour la coopération internationale. Cela ne peut être réalisé en travaillant seul. Le gouvernement dont les usines produit les fusils est aussi responsable que celui qui permet à ses bateaux de les transporter. De la même manière, les Etats qui chargent les cargos doivent assurer le suivi pour voir entre quelles mains les armes vont tomber. Sans cette réglementation, le coût de la souffrance endurée par les Africains va continuer d’être énorme.”

Entre 1990 et 2005, 23 pays africains ont été impliqués dans des conflits. Oxfam, le RAIAL et Saferworld ont estimé le niveau de PIB de ces pays sans ces conflits. Par exemple, durant la guerre en Guinée Bissau en 1998-1999, la croissance était projetée à 5,24% sans le conflit, alors que le taux de croissance réel a été de moins 10.15%.

Cette méthodologie donne presque sûrement une sous-estimation. Elle n’inclut pas l’impact économique sur les pays voisins, qui peuvent souffrir de l’insécurité politique ou d’un afflux de réfugiés. Cette étude ne couvre que les périodes de combat, alors que certains coûts de la guerre comme la hausse des dépenses militaires et le recul de l’économie s’étalent bien après la fin des combats.

Dans les pays touchés par la guerre, les coûts directs de la violence ( comme les dépenses militaires ou la destruction des infrastructures) font pale figure comparés aux coûts indirects et aux opportunités perdues. Ces coûts incluent :
- L’inflation, la dette et un fort taux de chômage
- Les revenus provenant des ressources naturelles profitant à des individus au lieu d’être investis au bénéfice de la nation
- Plus de personnes, les femmes et les enfants en particulier, mourant des conséquences du conflit plus que des combats en eux-mêmes.

Les armes les plus utilisées dans les conflits africains sont les fusils d’assaut Kalachnikov. La grande majorité de ces armes proviennent de l’extérieur de l’Afrique. Les gouvernements africains sont convaincus de la nécessité de contrôler les flux d’armes et ont déjà pris des initiatives encourageantes au niveau régional. Ce sont des pas importants, mais ils ne peuvent résoudre à eux seuls le problème. Le commerce des armes est une industrie mondiale et a besoin d’un traite mondial et légalement contraignant.

Oxfam, le RAIAL et d’autres ONG mènent une campagne pour un Traité sur le commerce des armes qui interdirait le transfert des armes dans les cas où elles pourraient être utilisées pour commettre de sérieuses violations du droit humanitaire ou des droits humains ou mettre en péril le développement durable. Un tel traité n’interdirait le transfert des armes dans le cadre des opérations de défense, de police ou de maintien de la paix.




Contact :
- Sean Kenny +44 7881 655 715
- Ian Bray +44 1865 472289
- Caroline Hooper-Box (Afrique du Sud) +27 12 342 4837, portable +27 82 468 1905
- Louise Rimmer, IANSA +44 207 065 0875



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