libération afrique
Solidarité internationale et luttes sociales en Afrique subsaharienne
 

Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
 
Enregistrer au format PDF   afficher une version imprimable de cet article



Abonnez-vous à la
lettre d'information
de Libération Afrique




Derniers articles :

Amend Draft Terror Law - Human Rights Watch - 30 June 2009
Ethiopian parliament adopts repressive new NGO law - Amnesty International - 8 January 2009
Le Parlement éthiopien adopte une nouvelle loi répressive sur les ONG - Amnesty International - 8 janvier 2009
Pardon granted for 38 opposition party members. FIDH calls for the release of all the other political prisonners - FIDH - 20 July 2007
Prisoners of conscience and prominent human rights defender convicted - Amnesty International - 19 June 2007
Poursuite du procès des dirigeants de l’opposition, défenseurs des droits humains et journalistes - Amnesty International - 2 mai 2007
Trial of opposition leaders, human rights defenders and journalists continues - Amnesty International - 2 May 2007
Les autorités éthiopiennes interrompent l’Assemblée générale des enseignants - Education International Africa - Internationale de l’Education Afrique - 31 août 2006
Ethiopian authorities disrupt teachers’ General Assembly - Education International Africa - Internationale de l’Education Afrique - 30 August 2006
Le procès pour trahison de prisonniers d’opinion s’ouvre à Addis-Abeba - Amnesty International - 2 mai 2006
Treason trial of prisoners of conscience opens in Addis Ababa - Amnesty International - 2 May 2006
’Procès’ de prisonniers d’opinion - Amnesty International - 22 février 2006


Voir également :


Somalie : UN: Atrocities Fuel Worsening Crisis in Horn of Africa
Djibouti : Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) veut renvoyer à Djibouti, où leur vie serait en danger, des opposants au régime dictatorial qui y sévit
Somalie : People Fleeing Somalia War Secretly Detained
Somalie : Halte aux bombardements vindicatifs des Forces américaines !
Afrique de l’Est : Les défenseurs des droits humains créent un réseau de soutien à leurs collègues menacés
Afrique de l’Est : Human rights defenders form network of support for colleagues at risk
Dette : Dette des pays pauvres : la trahison du FMI


Site(s) web :

Ethiopian Human Rights Council (EHRC) :
Solidarity Committee for Ethiopian Political Prisoners :


Dernier(s) document(s) :

The Human Rights Situation in Ethiopia - By The Ethiopian Human Rights Council - 20 septembre 2007 (PDF - 1.6 Mo)
The Impact of The Poverty Reduction And Growth Facility On Social Services in Ethiopia - Study Report by Afrodad - 1er avril 2006 (PDF - 123.8 ko)
Lessons in Repression : Violations of Academic Freedom in Ethiopia - A Report by Human Rights Watch - janvier 2003 (PDF - 494.2 ko)

Condamnation de prisonniers d’opinion et de défenseurs célèbres des droits humains

19 juin 2007
Amnesty International - http://www.amnesty.org


Un tribunal éthiopien a condamné 38 accusés ce 11 juin, lors du procès fleuve de dirigeants du parti d’opposition Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), de journalistes et de militants de la société civile. Ces 38 personnes avaient refusé de présenter une défense, car elles estimaient qu’elles ne bénéficieraient pas d’un procès équitable. Après l’achèvement de la plaidoirie de l’accusation, les juges ont déclaré les 38 accusés « coupables des chefs d’inculpation », ainsi que cinq personnes vivant à l’étranger jugées par contumace, et trois maisons d’édition. Le procès se poursuit pour neuf accusés, qui présenteront une défense.

Ces 38 personnes ont été reconnues coupables d’infractions politiques passibles de la peine de mort ou d’une longue peine de prison. L’accusation doit proposer des verdicts le 9 juillet, mais aucune date n’a été donnée pour le prononcé de la peine par les juges, après les demandes de l’accusation.

Les 38 accusés ont tous été reconnus coupables d’« outrage à la constitution », certains d’« obstruction au processus constitutionnel » et d’« affaiblissement de la capacité défensive de l’État » ; cinq personnes ont été reconnues coupables de « provocation, organisation ou direction d’une rébellion armée ».

Parmi les condamnés, déjà détenus depuis dix-huit mois, figurent Mesfin Woldemariam, âgé de soixante-seize ans, fondateur et ancien président du Conseil éthiopien des droits humains ; Berhanu Negga, maire élu d’Addis-Abeba et professeur d’économie à l’université ; Yakob Hailemariam, professeur de droit à l’université et ancien procureur des Nations unies au Tribunal pénal international pour le Rwanda ; Birtukan Mideksa, ancienne juge, et Andualem Ayele, rédacteur en chef du journal Etiop. Ces personnes figurent parmi les accusés qu’Amnesty International considère comme des prisonniers d’opinion, détenus pour avoir exercé pacifiquement leur droit légitime à la liberté d’expression et d’association.

Le procès se poursuit pour neuf accusés et une maison d’édition, sous des chefs d’inculpation similaires. Les accusés doivent présenter leur défense ce 12 juillet. Parmi ces personnes figurent David Bekele de l’agence internationale de développement ActionAid, Netsanet Demissie de l’Organisation pour la justice sociale en Éthiopie, deux journalistes, et un parlementaire élu de l’opposition. Amnesty International considère ces personnes comme des prisonniers d’opinion.

Cet important procès politique s’est ouvert en mai 2006, en lien avec des manifestations de juin et novembre 2005 protestant contre des fraudes présumées. Les manifestations ont débuté pacifiquement mais les forces gouvernementales les ont dispersées, abattant 193 personnes au total, et blessant 765 hommes, femmes et enfants. Le 10 avril 2007, 28 accusés avaient été libérés, les juges ayant décidé d’un non lieu après la plaidoirie de l’accusation. Quatre autres procès de membres et sympathisants du CUD se déroulent également à Addis-Abeba. L’audience du procès de Kifle Tigeneh, prisonnier d’opinion et l’un des dix membres du parti d’opposition élus au parlement en mai 2005, est suspendue jusqu’au 29 octobre.

Amnesty International renouvelle son appel à la libération inconditionnelle des prisonniers d’opinion encore en procès. Notre organisation exprime également ses craintes que l’accusation puisse demander la peine capitale, et que les juges puissent la prononcer, même si Amnesty International note que le Premier ministre Meles Zenawi aurait déclaré qu’il n’y aurait pas de condamnation à mort.

Amnesty International continue d’observer le procès pour déterminer s’il est mené dans le respect des normes internationales d’équité.





Accueil | Qui sommes nous ? | Actualité | Dossiers | Pays | Liens
Libération Afrique c/o Cedetim - 21ter, rue Voltaire - 75 011 Paris - France- Tél : +33 (0) 1 43 71 62 12 -
Ce site est réalisé avec PHP, MySQL et SPIP, logiciels libres sous licence GNU/GPL