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Travail - Emploi - Syndicalisme


35th Anniversary of the South African Congress of Trade Unions - Cosatu



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Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations - Confédération syndicale internationale (CSI) - 10 June 2009
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Trade union repression intensifies in Africa - CISL - ICFTU - 7 June 2006
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Call for action against china grows - COSATU - 12 October 2005
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Les syndicats africains s’attellent au défi posé par les ports de complaisance - ITF - 26 août 2005
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Voir également :


Swaziland : Le gouvernement swazi menace d’étrangler des dirigeants syndicaux
Swaziland : Swazi Government Threatens to Strangle Union Leader
Forum social mondial : Crises, Guerres et interventions militaires extérieures pour le contrôle des ressources : quelles réponses des mouvements sociaux africains ?
Kenya : A call to avert development induced poverty as is a common consequence of mammoth development projects that displace people and alter their way lives
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Nigeria : Akwa Ibom State Legislators should not legalise waste of public resources
Multinationales - Pillage des ressources : Appel à un instrument juridiquement contraignant sur les droits humains, les sociétés transnationales et autres entreprises
Panafricanisme - Union Africaine - Intégration régionale : The struggle continues even at 51 years of the OAU/AU
Libéria : Damning report released on iron ore giant China Union
Djibouti : Les travailleurs djiboutiens célèbrent le 1er Mai 2014 sous la répression policière violente
Afrique du Sud : Justice for South African Gold Miners
Burkina Faso : A propos des mesures sociales du gouvernement et des coupures d’eau et d’électricité
Swaziland : Les attaques contre les travailleurs se multiplient
Swaziland : Increased attacks against workers


Site(s) web :

Labourstart :
The International Centre for Trade Union Rights (ICTUR) :
CSI Afrique / ITUC Africa :
African Labour Research Network (ALRN) :
Campaign for Democratic and Workers’ Rights in Nigeria (CDWRN) :
Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie :
Confédération Générale du travail du Burkina :
Congress of South African Trade Unions (COSATU) :
Education International - Africa :
FISEMA :
Ghana Trades Union Congress (TUC) :
Infos luttes Burkina :
National Council of Trade Unions :
National Labour and Economic Development Institute (NALEDI) :
National Organisation of Trade Unions :
National Union of Mineworkers :
Nigerian Labour Congress (NLC) :
South African Democratic Teachers’ Union (SADTU) :
South African Municipal Workers’ Union - SAMWU :
Southern African Trade Union Co-ordination Council - SATUCC :


Dernier(s) document(s) :

Mining Africa : South African MNCs labour and social performances - By African Labour Research Network - 9 août 2007 (PDF - 3.4 Mo)

La répression antisyndicale s’intensifie en Afrique

7 juin 2006
CISL - ICFTU - http://www.icftu.org/


Le rapport 2006 de la CISL sur les violations des droits syndicaux démontre que l’Afrique est le théâtre d’une répression antisyndicale de plus en plus agressive . Parmi les traits les plus significatifs de cette répression qui touche les plus pauvres du continent, le rapport démontre l’échec de la plupart des gouvernements à respecter les droits de leurs propres employés concernant le droit d’organisation, de grève ou de convention collective. Les restrictions au droit de grève imposées par les secteurs privé et public obligent en pratique les travailleurs à agir dans l’illégalité lorsqu’ils ont recours à ce mode d’action et la répression qui s’en suit est des plus violentes avec des issues parfois fatales.

D’après le rapport, en Ethiopie, les employés du secteur public n’ont tout simplement pas le droit de former un syndicat. Alors que l’éducation est une clef essentielle pour sortir de la pauvreté, le corps enseignant a particulièrement été touché par la répression en 2005. L’Association éthiopienne des enseignants est toujours une cible de choix, elle qui voit ses membres arrêtés, détenus et accusés de haute trahison. Ce secteur n’est pas touché qu’en Ethiopie. En Algérie, une grève des professeurs d’université a été déclarée illégale à trois reprises et des dirigeants syndicaux enseignants du Cameroun ont fait l’objet d’intimidations.

Les violations des droits des employés des services publics n’ont pas touché que l’enseignement. De nombreux autres secteurs ont également souffert de ce qui semble être devenu la norme sur le continent africain. Au Botswana, plusieurs dirigeants d’une association d‘employés d’un gouvernement local ont été victimes de surveillance rapprochée des forces de sécurité, leur téléphone étant mis sur table d’écoute. Dans le même ordre d’idée, le Président du syndicat des enseignants a reçu une visite musclée de membres de l’armée.

Le rapport de la CISL fait état de nombreuses atteintes au droit de grève. Au Ghana, au moins trois mineurs ont été blessés par balles lorsque la police a ouvert le feu pour arrêter une action de protestation. En Afrique du Sud, il n’est pas rare que la police utilise du gaz lacrymogène ou des balles de caoutchouc pour « régler » les incidents que pourraient causer des travailleurs en grève. Les exemples de tels excès abondent en 2005. Quinze conducteurs de bus en ont subi les frais lors d’une manifestation réunissant 3.000 d’entre eux, organisée pour obtenir une augmentation salariale. Egalement lors d’une grève, sept membres du syndicat des métallurgistes ont été blessés et l’un d’eux a dû être hospitalisé.

La répression contre le droit de grève s’exerce trop souvent au péril de la vie des travailleurs. Toujours en Afrique du sud, deux personnes ont été tuées et une troisième blessée en avril 2005 à l’entreprise MCE engineering lorsque l’employeur décida d’ouvrir le feu lors d’une discussion sur le traitement des salaires. En septembre, on dénombra un mort et plusieurs blessés graves après que les gardes de sécurité de l’entreprise Kenhym Estates eurent pris des travailleurs agricoles en grève pour cibles.

Selon le rapport, Djibouti a également été touché par des drames similaires. Au moins un membre du syndicat des conducteurs a perdu la vie et plusieurs autres ont été sérieusement blessés au cours d’une action menée par la police lors d’une manifestation organisée en septembre. Les conducteurs ne sont pas les seuls à connaître les affres de la répression antisyndicale. Les dockers se souviendront longtemps de la grève qu’ils ont organisée et qui a débouché sur 170 arrestations et 70 licenciements. Autre secteur touché : la poste. Un nouvel article dans le code du travail prévoit la suppression du contrat de travail pour celui qui forme ou rejoint un syndicat de la poste.

Autre pays où le sentiment antisyndical est puissant, le Nigeria a adopté une nouvelle législation qui restreint fortement le droit de grève et qui le bannit complètement pour toute une série de services essentiels. Des centaines d’employés du milieu hospitalier ont été licenciés après avoir pris part à une action de grève, ce qui a eu des conséquences désastreuses pour les hôpitaux qui n’atteignaient plus le nombre minimum d’employés pour bien fonctionner. Dans l’industrie du pétrole, près de 170 travailleurs ont été licenciés alors qu’ils demandaient de meilleures conditions de travail. Autre fait grave, la direction d’une entreprise de forage a eu recours à la police armée pour réprimer une grève organisée par ses employés. Les dirigeants du Nigeria Labour Congress, organisation affiliée à la CISL, subissent une pression continue de la part des autorités du pays, ce qui les empêche de mener à bien leur mission de défense des travailleurs.

Au Zimbabwe, le ZCTU (Zimbabwe Confederation of Trade Unions), affilié à la CISL, est toujours victime d’un harcèlement systématique. Les dirigeants de cette organisation syndicale, y compris le président et le secrétaire général, ont reçu des menaces de mort, ont fait face à des brutalités et bon nombre d’entre eux ont été arrêtés pour le simple fait d’être membre du syndicat. En 2005, Le Zimbabwe fut également le théâtre de brutalités comme la torture d’un dirigeant du syndicat des enseignants et le passage à tabac d’employés du secteur des télécommunications qui protestaient contre un licenciement abusif.

De nombreux pays en Afrique, comme le Soudan, l’Egypte ou la Lybie ne permettent pas la création de syndicats autonomes et démocratiques. Seules les centrales nationales contrôlées par les gouvernements y sont autorisées.

Pour lire le rapport complet





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