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Voir également :


Françafrique : Paix et sécurité en Afrique : la France fait partie du problème, pas de la solution
Tchad : Combien de temps la population restera-t-elle otage du pire dictateur de la Françafrique ?
Travail - Emploi - Syndicalisme : Afrique : insécurité, troubles politiques et conflits armés à l’origine de violations des droits syndicaux
Travail - Emploi - Syndicalisme : Africa: Insecurity, political unrest and armed conflict at the root of trade union rights violations
Lutte contre l’impunité : Crimes of sexual violence: Overcoming taboos, ending stigmatisation, fighting impunity
Lutte contre l’impunité : Crimes sexuels : Briser le tabou, lutter contre l’impunité


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Crimes de guerre en République Centrafricaine - "Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre". Rapport de la FIDH - février 2003 (PDF - 1.9 Mo)
Droits de l’homme en République centrafricaine - Rapport de la FIDH - février 2002 (PDF - 237.1 ko)

Déclaration du Forum social centrafricain

9 janvier 2004


L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a organisé au Palais de la Communauté Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui, du 6 au 9 janvier 2004, la 1ère édition du Forum Social Centrafricain en partenariat avec l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) et le Mouvement International d’Apostolat des Enfants en Afrique Centrafrique Centrale (MIDADE-AC). Celle-ci a connu la participation effective de deux cent délégués issus de plus de cent organisations nationales, des représentants de certaines organisations internationales et de l’Ambassade de France en République centrafricaine.

Le Forum Social Centrafricain qui se tient en prélude au Forum Mondial de Bombay en Inde et après les assises du Dialogue National tenues à Bangui du 09 septembre au 27 octobre 2003, intervient dans un contexte social particulièrement difficile pour la République centrafricaine et le reste du monde dominé par les ravages du néo-libéralisme.

En effet, le désastre économique et social consécutif à l’application des Programmes d’Ajustements Structurels (PAS) ainsi que les crises financières qui secouent nombre d’Etats du monde confortent tous les altermondialistes de la perte incontestable de légitimité du système capitaliste dont l’exemple patent est celui de la crise de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

L’Afrique notre continent qui ne représente que 2% des échanges mondiaux est incontestablement le plus touché par la crise du système néo-libérale.

Une crise sociale sans précédent

Les participants à la 1ère édition du Forum Social Centrafricain ont fait un diagnostic sans complaisance de la situation culturelle, politique, sociale, économique qui prévaut actuellement en République centrafricaine. L’absence de croissance économique ces 27 dernières années (- 1,6% entre 1975 et 2003) a des conséquences désastreuses sur le développement humain.

Cette situation a accentué le chômage, le taux de prévalence très préoccupant du VIH/SIDA de l’ordre de 15%, la fermeture d’environ 130 écoles primaires dans le pays, un cumul astronomique d’arriérés de salaires se situant entre 26 à 30 mois de retard pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, un système éducatif délabré engendrant une baisse sans pareille de la qualité de l’enseignement consécutive à la détérioration des conditions de travail des enseignants centrafricains.

Les infrastructures sanitaires sont déplorables. Elles manquent cruellement de médicaments. Certaines ne sont pas pourvues en personnel compétent et en matériels adéquats pour un travail efficient.

Sur le plan politique, les discours rassurant de lutte contre l’impunité et la corruption, manquent d’ancrage réel. L’administration est paralysée par le népotisme, le clientélisme, les coteries,...Beaucoup ont subi des pillages et/ou destructions graves durant les crises récurrentes que le pays a connues. En dépit des maigres recettes de l’Etat difficilement collectées par les régies financières, on note une fâcheuse tendance à une administration pléthorique et budgétivore., la création des structures difficilement justifiées et justifiables, un train de vie sans commune mesure avec la situation calamiteuse du pays.

Oui, un autre centrafrique est possible !

La situation décrite plus haut, exige une volonté politique assez forte et une adhésion de l’ensemble du peuple centrafricain à l’idée d’une nouvelle République centrafricaine. Un Autre Centrafrique est possible si nous le voulons réellement. Il ne sera possible que si :

- La paix et la sécurité sont restaurées sur l’ensemble du territoire national ;

- La protection des droits des travailleurs centrafricains est assurée par une solution durable des questions salariales récurrentes ;

- La garantie d’un meilleur accès aux services sociaux de base notamment l’éducation et la santé qui doivent devenir une véritable priorité pour le Gouvernement ;

- L’annulation inconditionnelle de l’énorme dette de la République centrafricaine qui n’a profité qu’à des régimes dictatoriaux et qui annihilent tout effort de redressement économique et financier du pays ;

- La réduction du train de vie de l’Etat ;

- L’instauration rapide d’un véritable Etat de droit garant de la protection et du respect effectif des droits de la personne humaine ;

- Le respect de l’indépendance de la justice socle de toute société démocratique et une lutte sans merci contre les détournements de deniers publics, la corruption, la concussion ;

Le Forum Social Centrafricain appelle de tous ses vœux à la pérennisation de cette heureuse initiative. Il encourage les organisations initiatrices à poursuivre les échanges en vue de l’élaboration d’une plate forme commune de la société civile centrafricaine. Il exhorte les organisateurs à continuer le processus d’appropriation de l’esprit des Forums Social Africain et Mondial par une large diffusion de l’information y relative, une action de plaidoyer en vue d’une large participation de la République centrafricaine aux prochaines éditions africaines et mondiales.

Fait à Bangui, le 9 janvier 2004





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